UN HOMME de 22 ans s’est grièvement blessé hier matin aux Mureaux en tombant d’une fenêtre du quatrième étage d’un immeuble du quartier des Musiciens. Il a chuté alors qu’il tentait d’échapper aux forces de l’ordre venues l’interpeller dans le cadre d’une affaire de vol à main armée.
Vers 7 heures dans le quartier des Musiciens, les hommes de la brigade de répression de banditisme font sauter la porte d’un appartement situé au quatrième étage du 7, allée Georges-Bizet.
Les suspects sont repérés jeudi soir
Depuis des mois, ces deux complices sont en cavale. Ils passent d’appartement en appartement, chez des amis qui les hébergent ou leur prêtent leur logement durant leurs vacances. Jeudi soir, les policiers « logent » les deux suspects et décident d’intervenir. Mais alors qu’ils pénètrent dans l’appartement, au petit jour, leur progression est ralentie par des jeunes gens mal réveillés qui leur barrent la route. « Le temps que les policiers se frayent un chemin dans cet appartement, raconte une source proche de l’enquête. L’un des suspects est passé par la fenêtre. Il a glissé et a chuté d’une hauteur de quatre étages. Il a heurté une antenne parabolique avant de tomber sur une voiture, qui a amorti le choc. » Ce jeune homme a été transporté à l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine). Ses jours ne sont pas en danger. Il n’a aucune lésion interne. Mais il a des côtes, une cheville et le bassin fracturés. Son complice a été interpellé et a été placé en garde à vue. Un troisième homme, le fils du locataire en titre, âgé de 21 ans, a lui aussi été arrêté pour recel de malfaiteurs. Le procureur de Versailles, Michel Despla, estime que l’opération de police n’a été entachée d’aucune irrégularité. « Les policiers agissaient dans l’exercice de leur mission judiciaire, souligne-t-il. Il s’agit d’un accident regrettable et imprévisible. »
Aussitôt après la chute, la tension est montée dans le quartier. Il faut dire que la plupart des habitants ont eu un réveil agité peu avant 7 heures, comme en témoigne cette mère de famille : « Il y avait des voitures de police un peu partout ! » Dans la cité, le ton est beaucoup moins cordial. Des jeunes sont répartis en petits groupes devant les entrées, des fauteuils sont même installés pour pouvoir surveiller les lieux plus confortablement. L’un d’entre eux s’avance et éloigne les curieux, menaces à l’appui.
Hier soir, les forces de l’ordre restaient vigilantes pour éviter tout débordement dans ce quartier où les affrontements avec la police sont monnaie courante.
Le Parisien










